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Vues Panorama > Mont Liban > Le Shoof > Deir El Kamar

Chouf: Beit El Dine et Deir El Kamar

Lorsque l'Emir Béchir II gouverneur du Liban put, en 1804, éliminer ses rivaux et imposer définitivement son pouvoir, il déserta Deir el Kamar capitale traditionnelle de la Montagne Libanaise, pour habiter Beit-Eddine que son épouse Sitt Chams lui avait apporté en dot.

Ce village avait le double avantage d'être perché sur un promotoire qui domine la vallée et d'être en même temps près de Deir el Kamar. Il y fit donc construire un somptueux palais dont l'exécution fut confiée à des artistes Libanais, Damascains et Italiens.

Le palais, d'aspect rude et austère à l'exterieur suivant les coutumes orientales, frappe dès qu'on y entre par sa pureté, la sobriété de son architecture, la couleur de sa pierre et ses riches éléments décoratifs. Ouvert, lumineux, on peut aisément croire qu'il ait séduit des poètes romantiques tel que Nerval ou Lamartine.

Une cour immense précède le palais proprement dit. Elle donne, du côté Ouest, sur la vallée, tandis qu'à l'Est, elle est bordée par un bâtiment à deux étages, exacte reconstruction du Diar el Diafa, ou palais des hôtes. Il était en effet de tradition que tout passant eût droit à l'hebergement gratuit pendant trois jours, sans être obligé de décliner son identité. Aprés quoi, si le visiteur voulait prolonger son séjour, on essayait, par des moyens discrets, d'en savoir plus long sur son compte.

Aprés avoir franchi le double escalier dit "culbutant", on se trouve en face d'une porte de cuivre cloutée, dont l'un des battants comprend lui-même une petite porte, la "khola", qu'utilisaient les retardataires. Au-dessus de la porte, un poème invitait le visiteur à entrer en paix. Si le couloir qui mène à la cour centrale est en chicane c'est que, fidèle à la coutume orientale, il devait protéger la cour des regards indiscrets. A gauche et à droite de la cour centrale, se trouvent les salons des ministres, chefs d'oeuvre de raffinement dans le mélange des couleurs et des décors sculptés. La façade du Harem, richement décorée de marbres polychromes, constitue l'une des plus belles parties du palais. La grande porte centrale de cette façade donne accès aux salles de réception, richement décorées, et aux appartements privés, ou harems. Ces harems donnent, au contraire, par leur sobriété, une impression de quiétude et d'isolement.

Dans toute les salles de réception et dans celles du harem supérieur figurent des maximes, la plupart sous forme de poèmes: dans l'une d'elles, le grand salon, on relève celles-ci: "Une heure de justice vaux mieux que mille jours de prière", "la crainte de Dieu est le debut de la sagesse". Si la première maixime reflète bien l'esprit de justice de l'Emir, dont la pureté légendaire n'avait d'égale que son équité, la seconde reflète son esprit religieux, mais non point fanatique. Gérard de Nerval rapporte, dans son "Voyage en Orient", des propos que lui aurait tenus à ce sujet un des proches de l'Emir. "Il est Chrétien par som baptême, Turc par sa vie, et Druze par sa mort". Une autre anecdote, rapportée aussi par Nerval: Un druze et un maronite se demandaient un jour qu'elle pouvait bien être la religion de l'Emir. L'un prétendait qu'il était Druze, l'autre qu'il était Maronite. Chemin faisant, ils rencontrent un Métouali, qui déclara que l'Emir ne pouvait être que Métouali. Ils portèrent leur querelle devant l'Emir qui les reçut fort bien; mais après voir pris connaissance de leur querelle, il leur fit trancher la tête pour s'être mêlé de ce qui ne les regardait pas. L'anecdote vaut ce qu'elle vaut du point de vue historique, elle n'en relète pas moins une certaine mentalité Libanaise faite d'individualisme, mais aussi de tolérance. Le palais de l'Emir aurait contenu, dit-on, une église, une mosquée, et une khaloué (Lieu de culte Druze).

Enfin, les Hammams, composès comme à l'époque romaine, du frigidarium où l'on se prélassait en bavardant, en buvant du café et en fumant la narguilé, du Tepidarium qui, en formant la salle de transition indispensable entre la salle froide et la salle chaude, servait de salle de massage, et enfin du caldarium, où l'on se faisait donner son bain par un personnel spécialisé qui mélangeait savamment les savons et les parfums.

Millis & Luce Medawar

- Beit El Dine: >> Voir la Vue << (2001-09-01)
- Beit El Dine - Salle ministre Boutros Karami: >> Voir la Vue << (2012-12-01)
- Deir El Kamar: >> Voir la Vue << (2001-09-01)

 

 


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